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Finie l’écharpe! Le Doux col-croisé: Un must pour l’hiver!

Doux col-croisé Noir Feuilles, en jean noir brodé de feuilles rouille- De nombreux appliqués brodé formant des groupes de feuilles aux couleurs de l'automne ornent tout ce doux col-croisé pour un homme des bois

Le Doux col-croisé: un must pour l’hiver!

            Oui, je sais: Vous allez me dire que, l’hiver, vous avez l’habitude de vous enrouler autour du cou une longue écharpe qui fait trois fois le tour. Et vous avez raison! Moi, je préfère le doux col-croisé.

Doux col-croisé en jean noir brodé de feuilles rouille
Doux col-croisé en jean noir brodé de feuilles rouille

Le doux col-croisé Noir feuilles est en vente ici Clic

En laine tricotée ou en polaire, c’est vrai que l’écharpe est une indémodable pièce de la garde-robe hivernale. Peut- être même avez -vous fait vous -même la vôtre?  Le fait – main, il n’y a rien de tel!

D’autres préféreront le snood, que l’on enfile par la tête et qui baille devant la gorge, négligemment. Il a l’avantage, par rapport à l’écharpe, de ne pas laisser traîner de  pan de chaque côté. Pan qui risque de s’accrocher à la poignée de la porte au moment où l’on sort…..

Echarpe ou snood, ce que l’on cherche avant tout, c’est d’avoir chaud au cou et de protéger la gorge des frimas.  On peut aussi y cacher son nez et lui éviter ainsi de rougir sous l’effet du froid ou du  vent , pas chaud en hiver! (normal, c’est l’hiver…)

snood blanc au point de blé, tricoté main, présenté sur mannequin
Snood blanc au point de blé, tricoté main

 

Le Doux col – croisé (modèle déposé) allie tous les avantages de l’écharpe et du snood, sans les inconvénients! Pas de pans qui pendent (rhooo, le jeu de mot laid, hihihi), on reste bien coiffée (ce qui n’est pas le cas avec le snood) et je ne vous dis pas quand on porte des lunettes et qu’on doit passer un snood. Et en plus, le Doux  col-croisé ne baille pas!

Doux col-croisé fantaisie rose, attaché avec le bouton du haut- l'appliqué floral est très visible
Doux col-croisé fantaisie rose, attaché avec le bouton du haut

Le doux dol-croisé Fantaisie rose est en vente ici: clic

A présent, faisons un peu d’histoire

Petite histoire de l’écharpe

L’écharpe est un vêtement

Eh oui! l’écharpe est un vêtement! Elle a deux fonctions:

  • d’abord, protéger le cou et la gorge du froid et du vent (oui, je sais, je l’ai déjà dit 🙂 )
  • mais elle peut aussi avoir une fonction décorative, selon la richesse de sa matière ( alpaga, soie) et de son ornementation ( broderies, perles, sequins)

à forme rectangulaire, l’écharpe est longue ( elle peut atteindre un mètre soixante dix et même deux mètres) et plus ou moins large. Elle peut être en différente matières, soie, polaire, acrylique, laine. Elle peut être tricotée, tissée, faite à la main ou industrielle.

La forme de l’écharpe la distingue du foulard, qui, bien souvent est un carré.

Le foulard

Plié en deux dans la diagonale, le foulard peut se porter sur les épaules, comme un châle. Il peut être en soie, en acrylique, en coton, en polyamide.

Pliez-le encore et encore, et s’il est assez grand, vous pourrez alors l’enrouler autour de votre cou,  comme une écharpe. Il aura alors la même fonction de protection et même une fonction décorative

Plus petit encore, et souvent en coton coloré et imprimé, on noue les deux pointes du foulard devant le cou ou derrière la nuque: il devient « bandana ». Il peut servir de signe distinctif pour une équipe sportive amateure, ou bien un groupe de musiciens (une « banda »)

Si vous nouez les deux pans derrière la nuque en plaçant la partie la plus large du foulard au -dessus du nez, votre foulard vous protège contre la poussière. Il  cache tout le bas du visage. Mais cette façon de porter le foulard a une autre fonction, moins sympathique. C’est ainsi que les bandits de grands chemins portaient le foulard sur les routes du Far-West.Le visage ainsi dissimulé, ils détroussaient les voyageurs. C’est aussi de cette manière que, à notre époque, les casseurs portent le foulard . Ils y ajoutent casquette ou capuche pour ne pas être reconnus et vaquer à leurs exactions lors de manifestations, sans être inquiétés.

Enfin, noué sur la tête, les pointes derrière la nuque ou sur le devant du crâne, le foulard devient « fichu ». Alors que, si vous le mettez sur votre tête et le nouez sous le menton, il reste « foulard ». Et pourquoi donc? Parce que, noué autrement – sur la tête ou derrière la nuque- le foulard est « mal fichu »! (Aaaah! richesse de la langue française et de ses nuances! 🙂 )

Du témoignage d’amour à l’écharpe tricolore

Au Moyen- Age, une marque d’amour

On trouve trace de l’écharpe dès le Moyen – Age. Elle n’avait alors pas la  même fonction qu’à notre époque. Elle accompagnait le chevalier en armure qui partait à la guerre (et à cette époque, des guerres, brrrrrrrrr, qu’est-ce qu’il y en avait: entre territoires ou entre nations voire même plus lointaines)

Cette pièce de tissu lui était souvent offerte par sa Dame, en signe de son amour indéfectible. Ce cadeau, précieux, ne quittait plus le chevalier qui l’avait reçu. Il l’accompagnait jusqu’à son retour ( s’il revenait) ou bien, l’écharpe suivait le malheureux dans la tombe.

Mais parfois, l’écharpe pouvait être une marque de distinction de la part d’un suzerain à un vassal qu’il souhaitait honorer. Là encore, elle ne quitterait plus celui qui avait reçu cette marque honorifique. Ainsi, au Moyen – Age, l’écharpe était une preuve d’amour ou une marque d’honneur

Par contre, parmi le peuple, l’écharpe servait de musette pour transporter toutes sortes d’objet. elle pouvait aussi servir de ceinture. Autre usage particulier: elle pouvait aussi servir…de mouchoir!

Ce  n’est que bien plus tard que l’écharpe deviendra un signe militaire distinctif

Sous Louis XIV, l’écharpe devient signe militaire distinctif

Ce n’est que sous LOUVOIS ( 1639-1691) alors secrétaire d’Etat à la guerre, que l’écharpe devient une marque de distinction et de commandement militaires. Et ce signe distinctif fut alors très utile pour reconnaitre les différentes armées. Ainsi, les soldats de Louis XIV portaient une écharpe blanche ( normal, le blanc était une couleur royale) , ceux du Cardinal de Mazarin, une écharpe verte, etc….

Monsieur de Louvois fut tout d’abord secrétaire d’Etat à la guerre, avant de devenir Ministre des Affaires Etrangères puis Surintendant des bâtiments, des Arts et des manufactures en 1683.

L’ écharpe, vêtement civil au commencement, devient donc au fil du temps, une marque distinctive. Du niveau militaire sous la monarchie, elle devient signe distinctif de l’Administration sous la Révolution

L’écharpe tricolore des élus de la République

L’écharpe tricolore que portent les élus de la République Française a été définie pour la première fois dans un décret pris en 1790, sous la Révolution. Elle se porte de l’épaule gauche au côté droit.Elle est attachée devant par un nœud et elle ornée d’une frange de couleur or, pour les maires, les députés, les sénateurs. Elle est blanche pour les adjoints.

Sous Napoléon, en 1801, l’Administration est considérée comme l’armée, ses élus  devront donc porter un costume distinctif, en plus de l’écharpe tricolore. L’achat du costume est laissé à la charge de l’élu, qui devra le payer de ses propres deniers, même si ce costume distinctif coûte cher. Les boutons, métalliques, représentent un aigle

A la Restauration ‘(1814-1830) le costume des élus reste le même quant à sa forme. Mais le lys remplace l’aigle sur les boutons, on change la broderie, la ceinture devient blanche.

La II ème République- 1848- 1852-  autorise les maires à porter un insigne distinctif sur leur écharpe tricolore. Sur fond d’émail bleu, blanc, rouge, le mot « maire » s’inscrit sur la partie blanche, RF sur la partie bleue. Un rameau d’olivier à droite et un rameau de chêne à gauche entourent l’insigne, qui est surmonté d’un coq. Pour les parlementaires, le port de l’écharpe doit se faire avec le bord rouge près du col, pour les élus communaux, avec le bord bleu près du col.

Le doux col-croisé:  Un must pour l’hiver!

Les élégantes du début du 20ème siècle (comme le temps passe! 🙂 ), ont inventé une nouvelle façon de porter l’écharpe. Raccourcie, l’écharpe devient col- croisé. Comme ici:

Echarpe croisée en laine multicolore sur fond noir, croisillon en laine rouge
Echarpe croisée en laine multicolore sur fond noir et laine rouge

Ainsi, l’écharpe devient moins encombrante, plus élégante, et elle tient bien en place. On peut la resserrer comme on veut pour avoir chaud. (Echarpe croisée – création et fabrication Créabélia)

Et c’est à partir de gravure de cette époque que m’est venue l’idée du Doux col-croisé. Comme vous le savez, puisque vous venez sur ce site, je recycle et je travaille le jean. C’est une matière abondante et facile à trouver. Mais lorsque j’ai fait un sac avec un pantalon en jean, il me reste du tissu. Qu’en faire? des doux cols – croisés!

J’ai toujours des chutes de tissus neufs issus de mes découpes de doublures ou de décos de mes sacs. Et donc, au lieu de les jeter (j’ai horreur du gaspillage!) je les utilise sur les morceaux de jean. Découpage, mesurage, collage des bouts de tissus (pour qu’ils ne bougent pas au moment de la broderie machine) sont des opérations successives nécessaires pour confectionner un doux col – croisé.

Au fur et à mesure de la broderie, je vois apparaitre le décor du nouveau doux -col, sur fond de jean bleu, noir, rose, saumon, marron…. Ensuite , vient le moment de mesurer et poser la doublure en polaire, assortir les couleurs, en harmonie ou en contraste. Puis poser les boutons – pressions, coudre les étiquettes à l’intérieur. Et voilà! mon doux col -croisé est fini! vite! en boutique! 🙂

Pourquoi ce nom de Doux col-croisé?

Lorsque j’ai eu cette idée du doux col- croisé, en 2014, et que j’ai montré mes nouveaux articles aux copines et à la famille, tout le monde m’a dit:  » il faut protéger ton idée! » Je n’étais pas vraiment persuadée, car dès l’instant où vous publiez sur Internet, votre photo , votre idée, votre création ne vous appartiennent plus. Il se trouve toujours, et c’est désolant, des personnes pour se les approprier.

J’ai donc fait une recherche sur le site de l’INPI, où j’ai vu que le mot « doux col » était déjà pris, par Mme Doucol 🙂  et çà, çà ne s’invente pas! Comme mes cols croisés sont doublés de polaire, l’intérieur est bien doux. Bingo! Le doux col-croisé était né! J’ai commandé une enveloppe SOLO à l’INPI,pris des photos de mes créations, ajouté un descriptif détaillé et renvoyé l’enveloppe à l’ INPI. Le Doux col-croisé en jean doublé polaire est donc un modèle CREABELIA déposé.

Quels sont les avantages du doux col-croisé?

Tout d’abord, le doux col- croisé est en jean. C’est un gage de solidité.

Le 2ème avantage est que le jean a un tissage serré: il empêche le vent de passer

Le 3ème avantage, tient à la doublure en tissu polaire: le doux col-croisé est très doux et très chaud

Le 4ème avantage est qu’il n’y a  pas de pans qui trainent comme dans l’écharpe: le doux col-croisé est court. L’écharpe est interdite dans de nombreuses écoles depuis ce stupide jeu dit du foulard, qui a causé la mort de plusieurs enfants. Avec un doux col – croisé, impossible d’étrangler quelqu’un

Le 5ème avantage tient à sa fermeture par boutons -pressions: le col s’ouvre et se ferme sans problème! Pas besoin de le passer par la tête. On reste bien coiffé, et l’on n’a pas besoin de retirer ses lunettes, si l’on en porte! (contrairement au snood)

Le 6ème avantage, c’est que le doux col-croisé est décoratif et joli. On le montre! En plus, il est facile à ranger dans le cartable ou le sac

Enfin, le doux col -croisé n’est pas cher! 15 € pour un petit enfant, 18,50 € pour un plus grand, 30 € pour un ou une ado, et les adultes. Il y en a pour toute la famille! Et le  plus plus: il passe à la machine à 30 °. c’est pas beau, çà? 🙂

Donc oui:

Finie l’écharpe: Le doux col-croisé, un must pour l’hiver!

 

 

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Venez voir mon atelier

Ma table de travail, parfois bien encombrée, et parfois bien rangée

Venez voir mon atelier,  je vous invite à y entrer.

Au fil des jours et des semaines, vous me verrez y travailler, vous verrez mes projets prendre tournure, que ce soit en jean, en cuir ou toute autre matière

J’aurai le plaisir , aussi, de partager avec vous mes expériences, tout au long de l’année.

Vous pourrez aussi connaître les dates de mes expositions  et marchés artisanaux. Venez m’y retrouver!

Je passe beaucoup de mon temps journalier dans mon atelier. C’est pour moi un lieu de création, vous l’aurez compris, mais aussi un lieu de vie. Surtout quand on y passe autant de temps!

L’atelier: création ….

Tout d’abord, il y a ma table de travail, sur laquelle trônent mes machines: machines à coudre ( 2) et ma brodeuse.

Ensuite,  la table de découpe. C’est un endroit clé de mon atelier, là où je prépare mes projets: description sommaire du projet, premier croquis; puis affinage de la description – parfois, certains problèmes techniques m’obligent à changer mon projet initial, ou bien ce que j’avais en tête ne donne pas le résultat escompté- affinage du croquis en suivant.

Lisez l’article: Présentation de Créabélia

….et confection

Puis, vient le temps du choix des tissus que je vais associer au jean que j’ai choisi. Cela peut prendre jusqu’à une heure. Je travaille beaucoup avec du coton, je trouve que c’est la matière textile qui se marie le mieux avec le jean, puisque le jean est essentiellement à base de coton. Puis mesurage du jean hauteur et largeur en laissant une assez grande marge de tissu pour pouvoir le rajuster et le coudre. Découpage.
Premiers essais dans un morceau de tissu d’une jambe: Essais de broderie avec divers coloris de fils, voire même divers fils (coton, lurex, rayonne, laine, soie) , choix des perles et des sequins, etc. Seulement maintenant que le choix des décorations est fait, je défais toutes les coutures, je forme le sac, je fais les premières coutures, puis je commence la décoration.

Enfin, c’est le tour de la confection de la doublure et des poches intérieures, couture des anses ou de la bandoulière, finition du sac.

Et pour les perles?

C’est exactement le même cheminement: D’abord l’idée, puis un premier croquis, mûrissement du projet, affinage du croquis, choix des perles et des matériaux dans les couleurs assorties, puis broderie ou tissage, pose des finitions

Lisez l’article: Créer un bijou est un art

 

Et les bougies?

Exercice hautement ludique que la confection des bougies! Je me sers souvent de la cire de bougies déjà utilisées. C’est le même principe écologique qui m’anime dans les deux processus de fabrication. Et la bougie, c’est tout un art!! Il faut prendre en compte la température de la cire (j’ai un thermomètre spécial pour cela) pour le coulage. Et même pour mettre les parfums: trop chaud, et le parfum, qui est à base alcoolique, risque à s’enflammer! De plus, si l’on utilise des huiles essentielles, là aussi, trop chaud détruit en partie les capacités odorantes de l’huile essentielle. Pas assez de produit ( parfum ou huile essentielle) et la senteur s’estompera bien vite!

La cire n’est pas assez chaude? Elle se fige et coule plus difficilement. D’autre part, le brillant obtenu avec de la cire à bonne température n’existe plus à température moins élevée.

Lisez l’article: Cire et parfums, mon atelier bougies

Venez voir mon atelier
Barrette rouge et noire en cours de broderie. Cabochons à facettes et micro perles de verre

 

Venez voir mon atelier
Présentation de bougies en vue d’une exposition artisanale en 2015

 

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Venez voir mon atelier
Deux trousses de garçons en cours de confection, foot et galaxie

Je vous invite chaleureusement à me laisser vos commentaires, vos impressions, vos expériences aussi! C’est par un échange constant avec vous, que j’aimerais faire vivre et évoluer cet espace. Venez voir mon atelier!